Sans tabou, ni totem, Miki aborde tout. Ça pourrait paraître impudique mais en réalité, on se reconnaît dans ses histoires décalées. Sa liberté de ton fait sensation et les réseaux s’emballent au point d’en déranger certains. C’est la rançon du succès aujourd’hui, on l’accuse d’à peu près tout et n’importe quoi : trop jeune, trop vieille, trop privilégiée, trop pistonnée, trop partout. Miki ne serait qu’une « industry plant ». C’est la nouvelle formule consacrée par les internets pour taxer les jeunes artistes (de Billie Eilish à Theodora), qui semblent percer trop rapidement pour que ce soit honnête. C’est injuste mais « graou » comme elle dit, quand il lui arrive un truc pas cool, mais pas grave.
Miki explore et retourne à ses carnets pour en tirer un matériel autobiographique concret, auquel elle ajoute sa fantaisie, son sens de la formule et son amour des musiques électroniques. Elle écrit et compose de nouveaux morceaux où se croisent poupée émancipée, chagrins d’amour, lapin pervers et particules de sentiments. Avec un imaginaire débordant, qu’elle aime décrire comme « à la limite du naïf et du malsain », Miki se permet de chanter ce qu’elle n’a peut-être jamais dit. C’est la force de son écriture, il y a chez elle l’ambition de transformer son vécu, et parfois ses traumas, en objets pop non identifiés. Alors comme pour couper l’herbe sous le pied, retourner l’insulte et apprivoiser ce qu’elle a beaucoup redouté, Miki le nomme fièrement : « industry plant ».
❗ EVENEMENT SUR INSCRIPTION dans la limite des places disponibles. L’événement se déroulera jusque 19h dans le café de la Fnac Lausanne.