Debühme

Dédicace
jeu. 6 octobre 2022, 17h00 - 19h00
Fnac Lausanne

De quoi ça parle ?

Une petite route de campagne boisée. Un virage. Aldo, au volant de savoiture de location, le loupe et dévale le ravin. On peut mieux faire comme sortie de prison, après onze ans à croupir derrière les barreaux, n’est-ce pas ? Mais notre bonhomme, la malchance, ça le connaît : Aldo est un truand qui ne supporte pas la vue du sang chaud. C’est ballot quand même. Blessé suite à son accident, il atterrit dans la ferme de Lou, jeune femme froide et peu accueillante. Et pour cause : elle vient de tuer et de découper son mari. Aldo en fait l’amère découverte en ouvrant le congélo…

Criminel, mais néanmoins gentleman, Aldo aide Lou à faire disparaître le corps. Car dans la famille, en plus d’être mafieux de père en fils, on est aussi bouchers. Pratique. En tuant son mari, Lou attire l’attention de la mafia locale auprès de qui ce dernier avait contracté quelques dettes. Entre quiproquos et règlements de compte cocasses, une chose est certaine : le sang chaud va couler à flots…

Philippe Baumann, alias Debuhme, nous offre dans « Le goût du sang » non seulement un antihéros attachant mais aussi une flopée de protagonistes décalés, aux antipodes des codes du polar. Pourtant, ce roman graphique nous gratifie quelques litres d’hémoglobine, à la manière d’un Dexter… un peu gauche. Humour, fine construction des personnages, comique de situations : un combo détonnant pour un moment de lecture vraiment divertissant.

L’auteur

Philippe Baumann, alias Debuhme, est un Illustrateur, dessinateur de presse et bédéiste
suisse né en 1984 à Fribourg, il est diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts St-Luc de Liège.
Indépendant depuis 2011, il publie ses dessins de presse dans plusieurs journaux et magazines suisses et est membre de Cartooning for Peace. Il réalise notamment un reportage BD
de 10 pages sur l’Egypte publié dans le magazine SEPT.info. Il remporte en 2016 Le Prix Raymond Leblanc de la jeune création, qui lui permet de plancher sur sa première bande dessinée « De la nécessité d’avoir un ours chez soi ».

Photo : ©Thomas Delley